2011

"Banalités", Martine Camillierl installations / intramuros

Artiste plasticienne, Martine Camillieri investit l'objet, le détourne, s'en amuse, nous en rejouit. Cette artiste s'est fixée "la mission de limiter le nombre d'objets sur terre". Ses créations sont donc éphémères. Elle sort les objets du placard de la cuisine, du coffre à fouets, de tri et elle en construit des autels Lieu de prière, d'offrande et de réflexion, l'autel nous invite à regarder au-delà du simple objet et à nous interroger sur nos rapports ambigus à une consommation effrénée. Ephémères, les autels ne deviennent pas un objet supplémentaire, ils sont un acte et un moment de recueillement. Ils sont nomades, démontables, des choses de rien. L'exposition est donc un temps proposé pour réfléchir ensemble à nos comportements de consommateurs, collectionneurs d'accumulateurs.
Que restera-t-il de nous ? L'air de rien et avec poésie, Martine Camillieri parle de notre "finitude".

La dormeuse / Banalités / Christine Belcikowski

Banalités / Lieux de prière, d'offrande et de réflexion... Notez l'oxymore. J'ai poussé hier la porte de cette expo. L'oxymore m'a sauté aux yeux. Il signe à la fois le puissant baroquisme de l'oeuvre et le caractère tranquillement paradoxal de la pensée qui nourrit le travail de l'artiste. Etonnée, ravie de ce que je voyais, j'ai pu constater que les autres visiteurs de l'expo l'étaient tout autant que moi. Les commentaires des enfants fusaient, et ils ne manquaient pas d'intérêt !
Il y a dans le geste esthétique de Martine Camillieri quelque chose de l'ancienne façon maniériste, illustrée par le grand Archimboldo. Des têtes composées de Giuseppe Arcimboldo aux scènes composées de Martine Camillieri l'échelle change, mais la façon demeure. Elle consiste à composer par accumulation de matériaux, empruntés à la nature chez Arcimboldo, à la civilisation des objets chez Martine Camillieri, des figures qui constituent en trompe-l'oeil autant d'allégories du monde dont elles sont issues, allégories des saisons chez Arcimboldo, allégories du quotidien contemporain, soumis à "la prolifération de l'objet", chez Martine Camillieri.
L'accumulation de la pacotille moderne, telle que la pratique Martine Camillieri, produit un effet réjouissant. Assignant à cette pacotille le seul statut de matériau de l'invention plastique, elle fait paraître la beauté, la poésie des formes et de la couleur, là où on ne l'attendait pas. Lire la suite sur belcikowski.org

Magazine Ramdam / Temples cheap, propos choc

Les petites Banalités de Martine Camillieri ne sont pas aussi anodines qu'elles le laissent supposer.
Ses créations ressemblent, comme ça, a un amoncellement colore d'objets au rébus, petites cuillères, gobelets, et autres boîtes en plastique qu'on accumule inconsidérément, et dont on se débarrasse sans plus de scrupules Parce que bon marché, interchangeables, de moindre qualité, obsolètes. Le résultat suggère pourtant que l'intention vise haut, touche peut être même à l'essentiel Martine Camillieri a imaginé une série de temples inspirés des autels domestiques qui l'ont fortement marque lors de son enfance au Vietnam Elle en a garde l'empreinte visuelle et spirituelle, et propose au visiteur un moment de recueillement collectif pour réfléchir un instant aux conséquences de nos modes de vie et nous prouve par l'exemple qu'il existe pour ces objets une alternative au bac à ordures.

Martine Camillieri (et moi) / Patoumi, auteur du blog Poppies in october

Au printemps, j'ai pris un train pour Malakoff.
Invitée à déjeuner chez Martine Camillieri, j'avais prévu de lui offrir des biscuits fourrés avec une ganache chocolat et framboise. J'avais réquisitionné pour leur transport une boîte à chapeau qui avait contenu autrefois un petit béret en tweed fabriqué en Allemagne par des filles qui avaient baptisé leur jolie marque The girl and the gorilla. Cette boîte, fermée à l'époque par un large ruban en satin gris et dont la conservation avait toujours paru douteuse surtout après deux déménagements, trouvait là une seconde vie inattendue.
En longeant les jardins fleuris de Malakoff, dont les murs sentaient régulièrement la glycine et laissaient déborder les branches indisciplinées de cerisiers prometteurs, j'avais une petite appréhension liée au sentiment, que je connais si bien, qui affleure lorsque je m'apprête à rencontrer quelqu'un que j'admire.
De Martine Camillieri, j'avais le souvenir de petites théières creusées dans des écorces de citron ou de mandarine. Le souvenir aussi de tarte en fils (de la pâte feuilletée passée au presse-ail puis recouverte de lemon curd, d'éclats d'abriots sec et d'amandes effilées), de dîner-palindrome et de hamburgers pour doudous. Les pétales d'anémones fanées se glissent entre les assiettes des invités et les lego font de jolies étagères Charlotte Perriand. Je savais que d'un geste, elle pouvait déplacer un objet de sa position de déchet à celle d'un prototype design. Grâce à elle, le quotidien perdait de son évidence et gagnait alors une poésie infinie. Arrivée à sa porte, j'ai timidement sonné.
Dans son atelier, puis autour d'une salade ultra-verte, d'un parmesan très bon avec la marmelade d'orange maison, des petites blettes du jardin à la vapeur presque sucrées sous l'huile d'olive triée sur le volet, mon appréhension s'est dissipée. Je crois qu'elle a trouvé les biscuits pas mal !
Ce moment, précieux et si doux, s'est terminé quelques mois plus tard quand j'ai écrit un petit texte pour accompagner la très prochaine exposition de Martine Camillieri à la Fondation Ecureuil, à Toulouse. Si vous êtes dans les parages, le vernissage de cette installation intitulée Banalités, aura lieu le mercredi 2 novembre à partir de 18h30, et vous aurez jusqu'au 31 décembre pour venir y voir les autels éphémères de Martine Camillieri.
Ainsi, juste deux jours après avoir soutenu ma thèse, je prendrai l'avion très tôt le matin pour ne pas rater ce moment qui s'annonce gracieux. Un merci infini à Sylvie Corroler, la directrice de la Fondation Ecureuil, pour m'avoir fait confiance, et pour tous nos échanges. Un merci aussi à Martine Camillieri, pour sa gentillesse pétillante, et toutes les photos qu'elle m'a laissée faire chez elle. A bientôt pour le récit de mes journées toulousaines !

Quotidien Direct Toulouse Plus / Choses et autres

"Banalités"... Le titre dit assez bien quel peut-être le matériau de pré-dilection de Martine Camillieri, dont l'Espace Écureuil accueille les oeuvres à partir de demain et jusqu'à la fin de l'année : l'objet banal, quotidien, que la plasticienne détourne et dispose en structures symétriques aux fausses allures d'autels. Rien qui soit voué à la permanence... Bien au contraire, Martine Camillieri, après avoir pioché dans sa cuisine ou dans sa poubelle, n'hésite pas à démonter ces icônes de nos temps accumulateurs pour les rendre à leur usage ou à leur consomption. Son but final ? "Limiter le nombre d'objets sur terre." Nous voici avertis.

SP!RIT / Martine à l'autel / Séverine clochard

II a suffi qu'elle les assemble pour que soudain, ils prennent vraiment vie. Ces objets du quotidien qu'on ne voit plus, l'artiste plasticienne Martine en fait des autels fascinants, séduisants et diablement interrogateurs. Un pèlerinage s'impose. Un objet à tout prendre, qu'est-ce ? Un morceau de plastique colore, a peine utilise, déjà jeté ? Un geste banal, machinal, répète des dizaines de fois, sans réfléchir ? Avec ses installations éphémères, l'artiste plasticienne Martine Camillieri pose la question de notre rapport aux objets du quotidien Elle les sort du placard, fait le tri dans nos poubelles, dévalise les chambres d'enfants et en construit des autels. Retournés, renversés empilés, suspendus, accumulés, ces objets parlent de notre nouvelle religion la consommation. Le temps d'une exposition, Martine Camillieri dressera in situ une douzaine d'autels dans I enceinte de la Fondation Espace écureuil pour l'art contemporain Des temples chatoyants installes en quelques gestes voues à disparaître vers d'autres contrées ou a retourner a leur état premier Pas un objet de plus mais un moment de recueillement nomade Un buste de poupée masquée, en attente de manucure, au milieu de bijoux de plastiques clinquants et de parures encore dans leur emballage Sur le miroir devant lui, un sèche-cheveux et un revolver en plastique rosé Plus loin, une bouée dauphin cernée par ses comparses, comme asphyxiée par cette surenchère de plastique.

Et après ?
Loin de nous accuser ou de stigmatiser les objets, Martine Camillieri légitime au contraire toutes les collections. "Elle donne une excellente excuse a tous ceux qui ne peuvent se résoudre a jeter leur série de saladiers de pinces à linge, de seaux, de bassines, de petites pelles a ordures, de brosses colorées, de moules en fer blanc d un autre temps". Esthétiques et ludiques ces autels posent avec poésie et délicatesse la question de notre finitude "Que restera-t-il de nos objets, de nos existences matérialistes, de nos accumulations oubliées, que restera-t-il de nous ?"

Martine Camillieri a même fini par recenser et cartographier nos objets perdus dans les endroits les plus insolites Sur le site internet dédié, elle rend "un hommage secret et discret a la main attentionnée qui aura mis a l'abri ce gant esseulé ou ce doudou recroquevillé. Elle interroge alors davantage l'histoire qui a conduit a la perte plutôt que d'éventuelles retrouvailles".
Martine Camillieri s'est fixée pour mission de limiter le nombre d objets sur terre Elle ne pouvait pas mieux s'y prendre.

La dépêche / Anne-Marie Chouchan / Martine Camillieri recycle les objets quotidiens

L'artistes plasticienne Martine Camillieri expose ses créations éphémères à la Fondation Espace Ecureuil. Ses installations ré-enchantent les objets de notre quotidien.
La plasticienne Martine Camillieri est une pionnière en matière de détournement et de recyclage des objets "basiques de grande consommation".
Pour inciter les gens à pratiquer une écologie ludique, elle détourne les objets de notre quotidien de leur fonction initiale pour construire des installations éphémères qui ressemblent parfois à des autels de prière. Ustensiles du placard de la cuisine, jouets tirés de coffres d'enfants, objets sauvés de poubelles de tri… Martine Camillieri assemble, empile sans outil, modification ou détérioration. Chacune des pièces de ses œuvres éphémères peut retourner à sa place après chaque exposition. "Mon travail artistique est une suite de petites expérimentations destinées à surenjoliver l'ordinaire. C'est aussi une démarche écologique puisque l'idée est de proposer une deuxième vie, de multiplier les fonctions des objets de grande consommation par le biais du détournement, ceci afin de limiter leur nombre sur terre", souligne Martine Camillieri à propos de sa démarche.
La Fondation d'entreprise Espace Écureuil pour l'art contemporain a confié à l'artiste sa première exposition de la saison. On y retrouve notamment les autels que chacun peut interpréter à sa manière. Faut-il voir là une invitation à un moment de recueillement ? Rien de sacré pourtant dans ces compositions formées de simples objets de la vie courante. Martine Camillieri, qui veut inciter les gens "à pratiquer une consommation ludique", nous invite ici à réfléchir sur la société de consommation effrénée qui est la nôtre.

2010

Martine Camillieri, fée écolo

Elle fait rimer écologie et amusement, recyclage et humour, ordinaire et poésie. Le but de cette ancienne publicitaire devenue plasticienne : embellir le quotidien. Portrait d'une" écolo repentie".
Avec elle, l'écologie devient ludique. Et le quotidien, poétique. Martine Camillieri, plasticienne, a choisi d'offrir une seconde vie à ces objets a priori destinés à nos poubelles. De porter un autre regard, empreint de tendresse, sur toutes ces choses que nous considérons comme usées, démodées, vieillies. Elle se dit écoeurée de notre tendance à la surconsommation. Fatiguée de ce trop plein d'objets qui caractérise notre société. "Je suis écolo par repentir", avoue cette ancienne publicitaire. Depuis quelques années, Martine Camillieri s'est faite exploratrice, mais pas de celles qui partent à la découverte de territoires lointains ou inconnus. Elle ne s'intéresse qu'au quotidien. Au banal. A l'éphémère. Lire la suite.
Margaux Rambert

Magazine Vivre Paris / Julien Pénégry

Comment définiriez-vous le "Design less" ?
Le "Design less" c'est concevoir des objets ou images  avec des valeurs appropriées, contrairement aux innombrables objets standardisés, régis par les lois de la production. Ce sont souvent des objets ou des idées uniques, bien pensés, bien traités, faits "à la main", sans décorum parasite. Ils sont évidents tant ils paraissent simples. Ils respectent aussi notre vie et notre planète.
Pourquoi cette création ?
Pour lutter contre les buffets "tout plastique", qui heurtent, le goût, le bon goût et les bons gestes de l'écologie. C'est une incitation à de petits actes poétiques individuels pour pratiquer une écologie ludique.
En quoi est-elle "Design Less" ?
Dans un chou, naissent 22 assiettes creuses ergonomiques et compostables.  C'est juste évident.

2009

Le Figaro : L'OBJET PO-ÉTHIQUE DE MARTINE CAMILLIERI

Regards. À travers ses travaux, la plasticienne Martine Camillieri milite pour une pratique joyeuse et poétique de l'écologie. Ou comment sublimer l'ordinaire en recyclant les objets les plus simples de notre quotidien. Caroline Sallé. Lire l'article

2008

Nouvel ObsNouvel'Obs : Consommer mieux. La fée des petits riens

Exit l'esthétiquement correct... La plasticienne ne s'intéresse en effet qu'aux objets qui ont cessé de plaire. Ceux qui remplissent nos poubelles ou nos fonds de tiroir. "Je milite pour limiter le nombre d'objets sur terre. Pourquoi acheter toujours plus ? En récupérant des emballages ou encore des jouets désuets, on peut embellir son quotidien, tout en s'amusant" explique cette ancienne publicitaire. Lassée de pousser à la surconsommation, elle prône désormais un style de vie créatif ou le détournement est roi. Installée à Malakoff, l'artiste expose régulièrement ses œuvres, comme ces impressionnants autels où s'empilent des objets basiques issus de notre quotidien. Autre création phare : les camions-bidons. Martine Camillieri détourne les flacons de produits ménagers pour en faire de minis ambulances, des camping cars, des voitures de course ou encore des véhicules de La Poste. Elle anime aussi des ateliers où les enfants transforment leurs déchets en trésors insoupçonnés. Malgré leurs nouvelles fonctions, tous ces détritus bricolés rejoindront un jour ou l'autre la poubelle. Mais pas n'importe laquelle : "dans mon guide, pour chaque emballage détourné, j'indique par une icône quel bac à ordures choisir. Les gens oublient souvent que l'industrie du recyclage puise sa matière-première dans ce que notre société de consommation rejette tous les jours". Fini le gâchis !
Fabienne Broucaret

L'express : le nouvel âge du recyclage

Martine Camillieri, auteur de Détourner les emballages: petite écologie ludique (éd. Tana), avoue trouver absurde le trop-plein d'objets de notre société. "Utilisons davantage ce qui est à notre portée! Nous devons faire évoluer notre regard sur le banal!" clame celle qui se considère comme une chercheuse du quotidien. Poussant un peu plus loin son goût du détournement, elle a imaginé une vaisselle éphémère jetable, 100% biodégradable, à l'occasion d'une soirée événementielle baptisée "Petits riens du tout", qui s'est déroulée en novembre 2007 à la Maison des arts de Malakoff. Près de 300 convives ont pu manger à l'aide de cuillères en bâtons de cannelle et boire grâce à des pailles en brins de paille! Au sortir du buffet, tous étaient invités à déposer leur sac biodégradable à l'autel du Compost. D'ici un an, du terreau ainsi créé devraient fleurir dans les jardins de Malakoff 300 pensées. Comme autant de gestes utiles à méditer.
Marion Vignal

Liberation.next : Traité anti-soldes

Dans un petit guide de bricolage écologique, Martine Camillieri, plasticienne, nous invite à modérer notre consommation et donne mille pistes pour créer des objets en fouillant notre poubelle.Ainsi, des pots de yaourts deviennent des guirlandes lumineuses, des boîtes de conserves, des coupes à bonbons, des bouchons de bouteilles de lait, des petites boîtes de couture... Martine Camillieri aime les plastiques aux couleurs vives, vert, jaune, rouge ou rose. Son univers est fragile, poétique, acidulé. La plupart du temps éphémère. Une démarche écolo-ludique. Derrière ces petits bricolages qui semblent sans conséquence, Martine Camillieri déroule un manifeste de vie. "Enjoliver l'ordinaire" de façon écologique. "L'objet n'existe pas vraiment, dit-elle, il est une brique de lego, assez interchangeable à l'infini. Il n'a de réalité intéressante que lorsque nous lui donnons une fonction, affective, pratique ou esthétique, dans une dimension qui nous est personnelle. Alors arrêtons d'en fabriquer trop, avant qu'ils ne nous submergent." Et la plasticienne démonte cette machine infernale du "toujours plus": les usines qui fabriquent, les magasins qui vendent, les solderies qui essaient de revendre, des villes entières qui sont dédiées aux achats. "On y va même en TGV !", s'étonne la créatrice. Elle préfère s'intéresser aux objets qui ont cessé de plaire, vieux moules à gâteaux ou barquettes en petit bois. En leur donnant une seconde chance de vivre.
Cécile Daumas

La tribune : Les très chic récups du design

Un repère : Détourner les emballages, de Martine Camillieri...
Olivier LeFloch

http://blog.bientotdemain.com : quand la couleur passe à table

Slow design : Matériaux et objets recyclés, encourage au recyclage et à l'auto confection, encourage le bien être social et la communication, réflexion sur la surconsommation d'objets, pièces uniques réalisées localement par l'artiste, joie, humour, bien être, esthétisme et énergie positive au quotidien.
Ana Goalabré.

www.trendsnow.net : Martine Camillieri

À découvrir, les créations fraîches et colorées de la plasticienne française Martine Camillieri, une artiste qui s'est spécialisé dans les installations et les créations d'objets à partir d'emballages domestiques en plastique et de bouteilles vides. Outres ses travaux et ses expositions, elle anime des ateliers et formations pour petits et grands. Un voyage magique au pays du recyclage !
Mr K

Maison des Arts, Malakoff,

Intramuros : http

Tout est bon à prendre sur le site de la plasticienne Martine Camillieri, créatrice d'oeuvres éphémères et poétiques qu'elle fabrique à partir d'emballages en plastic ou d'objets domestiques au rebut. Les titres en rouge, les photos pimpantes, les textes qui les accompagnent et s'étirent sur la page, dont chaque mot est évocateur ("sur-enjoliver l'ordinaire", le "nomadisme des utilités")... Aussi le site (design Stéphanie Boisset), qui prône la pratique au quotidien d'une petite écologie ludique, semble-t-il avoir été fait à la main, aux antipodes du produit sous blister.

Studio hybride : Détourner les emballages

Le nouveau livre de Martine Camillieri... un petit opus plein de bonnes résolutions qui nous entraîne à regarder les produits que nous consommons, à mieux les choisir. Un produit moins emballé est un produit moins cher, donc écologique. Bien entendu, Martine Camillieri pense avant tout au recyclage, donne une seconde vie à ces objets de rebut : boites ou bouteilles deviennent jouets ou objets utiles. Petit plus non négligeable : une petite icône associée à chaque emballage nous indique dans quel type de poubelle le jeter. Bien bel exemple à suivre...
Christophe Spotti

Elle : Poubelle la vie

Le recyclage, ça en jette 8 Sous l'œil poétique de Martine Camillieri, emballages, bouteilles ou boîtes d'œufs renaissent en idées déco éphémères, utiles et amusantes.
Danielle Gerkens

www.designaparis.com : Chez Colette à Paris

Installation des camions-bidons dans la vitrine pour la sortie du livre Détourner les emballages (petite écologie ludique) de Martine Camillieri.Les camions-bidons sont de simples flacons ménagers, transformés par la plasticienne Martine Camillieri, en ambulance, campingcar, voiture de courses ou de la poste, camion de pompier, du marché ou de pizza...? C'est selon leur forme, leur couleur... et l'inspiration de l'artiste. Les explications sont dans le livre Martine Camillieri, qui passe au crible pour les détourner tous les emballages qui arrivent dans une maison, et qui nous apprend aussi où jeter ces emballages.
Nicole Barre

Elle à table.fr : Martine Camillieri, la fée des petits riens

Elle a de multiples cordes à sa baguette – créatrice et directrice de la galerie La Périphérie, plasticienne, directrice de la collection Food chez Tana éditions, auteur de livres atypiques...- mais elle a surtout l'art de transformer les petits riens du quotidien (cartons, bidons, boîtes, emballages...) en véritables trésors. On aime tout de Martine Camillieri. Ses installations –autels en plastoc, camions en bidons- mais aussi ses livres. Son dernier ouvrage " Petits dîners pour les bluffer " co-écrit avec Angélique Villeneuve est une mine d'idée surprenantes et délicieuses. Une façon toute simple de piocher des ingrédients pour transformer un repas en événement. On adore !
Vanessa Zochetti

http://fredemickadeletc.canalblog.com : petits riens du tout.

... et pour ceux qui resteront chez eux, parce que trop loin, parce que la grève, parce que c'est tout et puis voilà, lecture obligatoire de ce petit livre in-dis-pen-sa-ble ! ah mais ;-) vous n'échapperez pas au petit grain de folie de martine camillieri qui fait la vie plus jolie !
Frede Mickadel

Milk

Les 400 goûts. Petite cuisine... des farces délicieuses à cuisiner tout seul...

Marie Claire Maison

Bubblemag

Petite cuisine au fond du jardin... un petit trésor, à l'origine de la collaboration de Martine au magazine...
Anne-Laure Poullain

Paru vendu

Le plastique devient vraiment fantastique quand il passe par les mains de Martine Camillieri.
Olivier D'Hont

Le Parisien

15 parisiennes à suivre en 2008. Artiste durable.
Vanessa Zochetti

A nous Paris : " Fête Nat'".

Un événement créatif engagé et généreux qui rassemblent tous les supers héros de la planète... Place à la fantaisie avec l'incroyable installation Camions-bidons de Martine Camillieri. L'artiste a choisi de créer des bolides Pop à partir de bouteilles, de produits ménagers, ou de bidons d'essences. Une proposition poétique et colorée qui permet de recycler intelligemment ses objets du quotidien.
Morgan Talhouët

Neoplanete

Un rien de poésie.
Yolaine de la Bigne

Jasmin

Les artistes en vert et contre tous.
Marie Audran

Prima

Quand écologie rime avec écologie

Autres

Quotidiens, radio et magazines, Le figaro, Le Perche, Ouest-France, La Provence, France-culture, La Marseillaise, L'Action, La République du Centre, Malakoff infos, Le Parisien, La Paris Mômes, Pomme d'Api, Extra-Small, Absolument féminin, Metro, Le nouvelobs (sortir), Maison française, 20 min, Biba, Femme actuelle, Zurban (sniff), Fashion daily news, Stratégie, Beaux Arts magazine, Mood,

Italie

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Japon

Orange, Spur, Kunel, Elle, Zacca, Elle à table, So-en, Takashimaya.fr, Kitsune, Casa Brutus, Bags

Autres

Edlweiss (Suisse), Trend Hunter (Hollande)
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TV

I-tele : Pierre-yves Dodat, TPS, France 5, LCI, Teva, France 2, canal + ...

Etranger

 

www.moleskinecity.com : Talking about recycling design with Martine Camillieri (Italie)

Washing powder containers and plastic bottles transformed into toy lorries, recipe books for children, installations and small disposable objects which reflect and pose questions about our daily consumer society. The artistic work of Parisian artist  Martine Camillieri, small experiments aimed at recreating daily life. Martine Camillieri co director with Bernd Richter of the La Périphérie, exhibition centre where the young people they have talent scouted can exhibit.
What is your idea of design?
It is an ecological idea of everyday design, of slow-design or eco-design. The transformation of objects which are around us which we don't see or no longer notice, it helps to give them a certain charm, avoiding the necessity of new ones. For me the object in itself doesn't exist, it's nothing but an endlessly interchangeable Lego brick, it is only important when we look at it. This is my work: If we look at objects we ( beautify them, turn them inside out, change them..) the fact that they are all around us should be enough for us. Let's stop always wanting more, making too many or importing so many: one day all these goods will overwhelm us. After the factories which produce them, the warehouses that stock them, the shops that sell them, the discount shops in the suburbs which sell them off cheaply, we have arrived at whole cities which are totally dedicated to them, you can even visit them by train!
How does the city influence your work?
The observation of everyday life is the basis of my work, the city is important to me, it gives me a lot of information that I then divert. Amidst imagination, games and ecology.
What do you identify with in a city?
What I like to identify with, in a city, is its vital space, its geography, if there is a river, I try to find the bridges, if it is a city near the sea, I try to find the port or the docks.
I seek some sort of geometry in space, a  precise situation, a sort of view from a plane.
What strikes me right away is the noise unique to each city, the noise of the cities in Asia, is nothing like the sound of New York. Or the calm of Hamburg. Then my attention moves to smaller size things, houses, men... Life, way of life.
Mirus Allen

http://www.hiddeninfrance : Martine camillieri and the poetry of plastic (Angleterre)

Martine Camillieri is a French "artiste Platicienne" which means that the medium she works with is plastic. She defines her occupation as platicienne, detournement du quotidien, poétique de l'ordinaire. Tough translation. Here is my best shot at it: "hijacking of the quotidian, poetry of the ordinary." I had to laugh when I read her mission statement, because I so totally get it. Here I translate again: "I work with plastic, a material extremely easy to find, because practically (and unhappily so) indestructible. But I like plastic as it appeared in our lives in the 60s. Green, yellow, red, pink, vibrant colors that have rocked the bourgeois interiors of that time, rather than colors such as off-white, straw, sand and ocean, colors that have nowadays become the bourgeois acceptable esthetique.
The website is filled with delightful stuff. I just wish the photos were larger so that I could play' I spy with my little eye' and spots the orginal elements she has "hijacked." I love her ephemeral tables on the theme of Bollyfood. There is a wonderful sense of playfulness and humour in her compositions.

http://andarlento.blogspot.com : Andar lento (Espagne)

Solo si, de vez en cuando, caminas despacio descubres los pequeños detalles de la vida Martine Camillieri es una artista que reinventa el arte del reciclado y sino mirad su web y toda la creatividad que muestra en sus trabajos...

http://www.undo.net : Il packaging sottosopra (Italie)

Flaconi trasformati in giocattoli, ricettari per bambini,oggetti effimeri nati dalla voglia di reinventare il quotidiano; sono questi i "prodotti" di Martine Camilieri, artista a 360° tra fantasia, gioco ed ecologia.
Di lei hanno detto che "sa reinventaresis temi, forme e materiali a partire dagli accessori per la casa" e che le sue opere sono delle "vere allegorie dell'ordinario che ci interrogano sulla società dei consumi, sull'ecologia, sui valori del lusso e la religione". Martine Camillieri, francese, artista di formazione, è un caso assai particolare nel mondo della creatività attuale; praticamente non c'è ambito che non abbia esplorato, pur restando al di fuori degli ordinari circuiti artistici. Scrive libri per stimolare a compiere piccoli atti poetici individuali e praticare un'ecologia ludica nel quotidiano; realizza opere sotto forma di installazione, ispirandosi ai fenomeni della nostra società; elabora buffet artistici e performance culinarie; partecipa alla ricerca del mangiar bene con la galleria Fraich'attitude. Di recente ha realizzato una serie di opere intitolate Altari, a partire da accumuli di prodotti della grande distribuzione. Con la sua poetica, la Camilieri ci convince a non accettare passivamente il mondo delle merci,ma ad esercitare un'azione incessante di disturbo creativo e di rovesciamento poetico. Condirettore, con Bernd Richter, de La Périphérie (luogo di esposizione e scouting di giovani talenti), è a Tokyo dalla galleriaDoux Dimanche, a Parigi da Fraich'attitude; alcune sue opere a edizione limitata sono in mostra alla galleria MAAD.
Il tuo lavoro creativo è molto eclettico, va dal design all'editoria e all'ecologia.
Che formazione hai avuto?

Ho studiato a Nizza, alla ScuolaSuperiore delle Arti Decorative di Villa Arson, a indirizzo pubblicitario; era molto di moda negli anni Settanta, con la Pop-art, Andy Wharol, Oldenburg... Il design faceva le sue prime comparse, per me non c'era niente di più straordinario che... la plastica. Poi sono stata direttore creativo di grandi agenzie per vent'anni, fino alla fine degli anni Ottanta. Nel 2000 ho lasciato il mondo della pubblicità diventato troppo vincolante, avevo voglia di darmi una seconda chance, più libera, più generosa. Finalmente avevo raggiunto l'età della ragione... a quasi 50 anni! Con Bernd Richter (collezionista di arte contemporanea e partner sentimentale) abbiamo fondato la Périphérie, uno spazio espositivo che ha per missione rivelare i giovani artisti nel campo dell'arte e del design. Io mi occupo in particolare del design e degli artisti giapponesi. Parallelamente, non avendo più committenti, mi sono messa a lavorare senza uno scopo vero e proprio, guidata solo dal mio istinto.
Come sono nati i tuoi libri - quasi dei piccoli manuali di "ecologia ludica"?
Il mio laboratorio di ricerca personale è diventato la cucina, è lì che è nato il primo libro. Tables éphémères, petits arrangements ludiques autour de la table (Edizioni Tana) è una sorta di bibbia di buone idee per mangiare tutti i giorni senza annoiarsi. È sufficiente avere delle normalissime stoviglie, dei bicchieri semplici, dei piatti da mensa, delle insalatiere anche bruttine ma trasparenti e rifornirsi di piatti e bicchieri di plastica nel negozio all'angolo. L'idea era di deformare, assemblare, capovolgere, una cosa qualsiasi, di non importa quale scaffale della cucina, per abbellire l'ordinario. Tutti questi decori si realizzano senza martelli, chiodi o viti, aggiungendo un pizzico di idee. Allo stesso tempo, doveva essere un libro ecologico che faceva appello al senso civico, per comprare meno, buttare meno, riciclare, moltiplicare i modi di utilizzo... in breve,combattere il consumo a oltranza, e praticare ciò che definisco l'ecologia ludica. Nel 2004 è uscito Jouets détournés, petits bricolages régressifs.Indispensabile e f-utile. Per ritrovare i bei momenti gioiosi,tornare a giocare ancora un po'senza porsi problemi, questo piccolo libro di fai-da-te regressivo aiuta a mascherare gli oggetti dichiarati futili dalla nostra "età della ragione" in oggetti utili senza data di scadenza. A l'heure du gouter, petits bricoles à se cuisiner (2005) è il primo vero libro di cucina per bambini, senza usare forno, mixer o coltelli appuntiti. Preparazioni semplicissime, consigli nutrizionali e manipolazioni ludiche degli alimenti, una vera summa di piccoli momenti di felicità impercettibili costituiscono la poetica del quotidiano. Ecologia per i piccoli. Petite Cuisine au fond du jardin (2006) insegna a costruirsi una rulotte-cucina con dei trespoli, delle cassette, fabbricarsi il lavello, la propria elettricità, fare un minestrone per mangiare pomodori e ravanelli dell'orto. E naturalmente a cucinare senza fuoco: aspettare il gran caldo per fare la fonduta di canicola. Infine Détourner les emballages, petite écologie ludique (2007): una piccola guida di bricolage ecologico trasformare gli imballaggi, inventare oggetti minimali o essenziali senza preoccuparsi dell'esteticamente corretto.
Qual è la tua idea di design?
Con questi libriccini ho costruito e affinato un'idea ecologica del design del quotidiano, di slow-design o ecodesign. La trasformazione degli oggetti che si hanno già attorno ma che non si vedono (o non si vedono più) serve a conferire loro un certo fascino, al fine di evitare di comprarne dei nuovi. Per me l'oggetto in sé non esiste, non è che un mattoncino di Lego intercambiabile all'infinito, non ha importanza se non nel momento in cui lo guardiamo. Il mio lavoro consiste proprio in questo: se noi guardiamo oggetti (li abbelliamo, li stravolgiamo, li cambiamo...) che già ci circondano questo può bastare per la nostra felicità. Smettiamola di volerne sempre di più, di fabbricare troppo o di importare tanto: un giorno tutte queste merci ci sommergeranno. Dopo le fabbriche che li producono, i depositi che li stoccano, i negozi che li vendono, i discount di periferia che li svendono, ora ci sono delle città intere che sono dedicate a loro, ci si va in treno! Nei miei libri, per riuscire a rivolgermi a tutti, scelgo volontariamente gli oggetti tra quelli che il più gran numero di gente può (o ha, avrà, o avrebbe potuto) possedere (un equipaggiamento di serie popolare per le stoviglie, gli alimenti più basilari, gli imballaggi...); utilizzo solo degli strumenti domestici (la cosa più complicata di cui mi servo è una vite per bucare la plastica...) e realizzo solo delle trasformazioni, non c'è tecnologia, nel mio ultimo libro, ad esempio, un solo oggetto ha bisogno di viti.
Nelle tue opere c'è spesso un elemento ludico e anche infantile - come mai?
Lo humor, il ludico, l'infanzia sono i colori che preferisco utilizzare per reincantare il quotidiano. Lavoro solo sugli oggetti o gli elementi condivisi, l'infanzia è un terreno che tutti hanno conosciuto quindi permette a tutti di essere quantomeno ricettivi; il fatto che piaccia o meno ciò che realizzo è un altro discorso. Mi piace che i bambini si sentano coinvolti: sono molto motivati, è proprio con loro che si potrà vincere la sfida ecologica.
La tua lista di lavori è veramente complessa: molto interessanti sono gli oggetti, gli altari, le scenografie effimere... ce ne puoi parlare?
I miei oggetti in serie limitata sono solo delle prove di ciò che propongo nei libri, tutto è fatto in modo molto semplice: si impilano tre cose, e diventano la torre Eiffel. Per i camionflaconi, una volta messe le ruote, una semplice croce in scotch rosso o un numero si trasformano in ambulanza o macchina da corsa; il taglio dietro un flacone verde invece da l'idea di un furgone dell'immondizia. Un buco laterale sul lato, quella di un camion per il mercato. Non sto a pensarci più di tanto, faccio solo delle piccole ma indispensabili modifiche. Il flaconecamper, con la sua porta ripiegata a mo' di scala e la sua veranda sollevata, una volta immesso nella natura fa venir voglia di entrarci. È solo dopo aver finito di stirare la biancheria (un bidone d'acqua demineralizzata), bevuto otto bottiglie di latte (quindi otto tappi di plastica) e cercato alla rinfusa nei cassetti della cucina per trovare un tappo di sughero o due, che ci si rende conto di tutto questo. Gli altari, o templi, sono delle installazioni-interrogativi sul quotidiano della nostra società dei consumi. Delle piccole filosofie domestiche ludiche, delle caricature per farci sorridere, per riflettere. Gli oggetti che compongono questi altari, o gli ornamenti dei templi, sono semplici, di largo consumo, ma vengono stravolti, assemblati o impilati. Lo schema di realizzazione è sempre lo stesso. In questo periodo, proseguo le ricerche sui Piccoli niente del tutto (esposti alla boutique del Centre Pompidou), dei contenitori di utensili alimentari ecologici biodegradabili. Metterò in pratica queste ricerche per un grande evento che festeggerà il decennale della Maison des arts a Malakoff, un'installazione commestibile, un buffet sperimentale. Tutto sarà completamente ecologico e biodegradabile, si mangerà dentro le foglie, prendendo gli alimenti con dei gambi saporiti o dei piatti commestibili, si berrà dentro bicchieri effimeri, si ricicleranno i resti in un altare nel giardino. E ogni partecipante riceverà un biglietto per venire a prendere quattro mesi dopo un fiore nato dai nostri rifiuti. Tutte le mie installazioni sono effimere, io le conservo depositate nella mia mente. La mia opera è nel ricordo. Mi piace guardare le persone, vedere il loro sorriso appena accennato quando osservano le mie installazioni, è proprio questo il mio lavoro.
In molti tuoi lavori lo scopo è cambiare il punto di vista sugli oggetti e trasformarli con pochi tocchi da scarti inutili a giocattoli, soprammobili ecc. In che modo riesci a vedere oltre le cose quotidiane?
Sono di natura gentile e indulgente,cerco sempre di vedere il lato buono delle cose, di aiutare le persone a stare meglio; vedere l'aspetto positivo anche nei rifiuti mi viene in modo naturale: alcune persone sono portate per la musica o le lingue, io sono abile nel trasformare gli oggetti con facilità.
Per alcuni il packaging è, dal punto di vista ecologico, una sciagura; tu invece spesso lo usi con ironia e ne ribalti la funzione e l'uso. Pensi che il tuo lavoro possa contribuire a un diverso approccio al mondo delle merci di oggi?
Bisogna riconoscere che grazie al packaging la nostra alimentazione è diventata più sana, ma certe minidosi mi irritano, gli imballaggi eccessivi, o i prodotti che si inventano apposta per le loro scatole... Penso per esempio al succo di limone nelle minibottiglie (che è pure cattivo), quando di limone ce n'è tutto l'anno. Se compro del pepe in grani al bancone delle spezie, perché il dosatore non è ricaricabile? È proprio solo per vendere il pepe a un prezzo maggiore? Alcuni produttori sono disposti a fare questo sforzo, ma è un processo lungo e difficile da mettere in moto e inoltre le opinioni sono le più divergenti. Ciò che vorrei è mettere in mostra gli imballaggi, che in realtà nessuno vede veramente, dar loro un'esistenza, un valore affettivo perché vengano memorizzati, e poi buttati nel bidone giusto. Solo questo, per ora. Vedo così tanta gente, anche tra i miei amici, che non ricicla! Ciò che mi disturba di più, è proprio l'atteggiamento del consumatore pigro e sconsiderato.
Al di fuori del tuo lavoro, ti senti più una "trentenaire régressive", una consumatrice, una mamma possibile o reale...?
Naturalmente mi sento sempre un po' una "trentenne regressiva", altrimenti non avrei né lo humor, né il distacco per prendermi gioco dei fenomeni della società, come ho fatto con Bollyfood a Milano o la serie dei templi per Le Bon Marché. Sapere che Colette [il noto emporio parigino di tendenza] vorrebbe esporre i miei camion-flaconi mi riempie di gioia. Naturalmente sono e rimango una consumatrice, ma soprattutto per lavoro: adoro esplorare nuovi supermercati, vedere cosa si fa nei bazar o nei discount, vedere cosa compra la gente, cosa butta, è importante per il mio lavoro. Nella mia vita personale, mi piace la catena francese Monoprix: fa lavorare creatori e designer per delle piccole collezioni moda o oggetti per la casa. Sono una mamma affettuosa, penso; i miei figli, ormai grandini, sono abbastanza fieri del mio lato un po' folle, e vengono a vedere le mie mostre con i loro amici: questo è per me il più sincero dei complimenti.
Che rapporto hai col tuo packaging quotidiano?
È una domanda che mi fa sorridere. Siccome avevo bisogno del packaging per fotografarlo o metterlo nelle mie installazioni, mi sono trovata a mangiare coniglio per un mese di fila, per prendere ledi polistirolo d el miotempio Bollyfood. In questo periodo,la mia serie di camionflaconi, e quando mi trovo nella corsia dei detersivi al supermercato,non riesco a evitare di mettere il flacone in orizzontale prima di comprarlo, per vedere se può diventare un bel camioncino...
Marco Senaldi

http://www.thedieline.com : Détourner les emballages (US)

This is the title of the last book thought by Martine Camillieri, a trained french artist who is becoming a special case in the world of contemporary art.
Her website shows great examples of how packagings can change their functions and use, simply looking at them with a different point of view, combining shapes or just colours to obtain new useful objects. She says: "I was creative director for large companies, but after twenty years, in 2000 I decided to give myself a second, more liberal and generous chance".
The fact that she decided to dedicate to packaging as a second, new and forerunner chance, gives us all a new hope for the future of our work, maybe in the form of a bottle-truck...
Carla Traini

http://www.detiseti.ru

Texte en Russe

http://blogsnews.ru : advertka (Russie)

Texte en Russe

http://www.vsesmi.ru

Texte en Russe

http://lat.subscribe.ru (Russie) : Vtoray gizn' upakovki: original'nje igruski dly detei

Francuzskii xudognik Martine Camillieri zanyla svou nisu v sovremennom iskusstve. Ee rabotj – primer togo, kak otslugivsay svoe upakovka moget izmenit'sy sama i izmenit' svoe naznacenie.
Martine Camillieri skazala: "20 let y rabotala kreativnjm direktorom v krupnjx kompaniyx, a v 2000 godu y resila dat' sebe ese odin sans".
Tak ge ona postupaet i s ispol'zovannoi upakovkoi. Po ee slovam vse cto nugno, eto posmotret' na upakovku "s drugoi storonj", potom dobavit' cveta i podpravit' formu.
Prekrasnji primer – ee masinki, sdelannje iz plastikovjx butjlok.

http://www.stube.at (Autriche) : Mund auf - Augen zu! Kinder-Snacks mit Pfiff. Aus dem Französischen von Barbara Holle. Gerstenberg 2008.

"Lebensmittelfarben. Sie sind einfach nur dazu da, die Welt auf den Kopf zu stellen: Sie machen Bananen rot oder einen Joghurt grün, selbst wenn es ein Erdbeerjoghurt ist." Kein Kochbuch, kein Kunstbuch, sondern irgendwo dazwischen - Kinderkochkunst vielleicht. Martine Camillieri und Valérie Chazel fertigen aus Nahrungsmitteln und den dazugehörigen Verpackungsmaterialien Objektkunst der genießerischen Art und liefern außergewöhnliche Rezeptideen gleich mit dazu. Durch diese Anleitung zu einem künstlerischen Umgang mit Essen bei gleichzeitigem Bewusstsein seiner Bedeutung als Nahrungsmittel wird die sinnliche Wahrnehmung vom reinen Schmecken auch auf das Sehen, Riechen und Fühlen übertragen. So entsteht aus einem leeren Trinkjoghurtbecher und Schokoladenfigurfolien eine kunterbunte Blumenvase und die entkleideten Fische, Osterhasen und Weihnachtsmänner enden als Opfergabe im Schokofondue. Die ganzseitigen Fotografien bewegen sich fern vom Foodstyling der großen Kochbücher und setzen auf farbkräftige Objekte und pointierte Sprechblasen mit Kurzrezepten und kreativen Anregungen. Eine ungewöhnliche Form des Buchs über die wortwörtliche Kochkunst - äußerst empfehlenswert für alle Genießer- und BastlerInnen. 

http://sala-2condimentos.blogspot.com : La segunda vida de los objetos (Argentine)

Donner une deuxième vie à de objets qui n'en n'ont plus - Con esta reflexión abre el juego Martine Camillieri - De gente que customiza e interviene objetos, e intervenciones urbanas, estamos repletos. Pero hay artistas, que trabajan tan sutilmente, con el objetivo puesto en que además, ese hecho artístico funcione creando conciencia. Nuestra recomendación para todos uds, es que visiten la obra de esta artista plástica francesa, que elabora toda una teoría acerca de los objetos de uso común. Que ganas me dan ahora de no tirar nada... "Ce que je pense (un peu), c'est que l'objet n'existe pas vraiment, il est une brique de lego, assez interchangeable à l'infini".
Martine Camillieri

http://bocaberta.org : Carrinhos feitos de embalagens plástica (Bresil)

Esse trabalho é bem legal, eu estava postando e meu filhote apaixonado por carrinhos olhou e começou a fazer "bruuum bruuum" uma gracinha gente, esses são fáceis, idéia bem criativa e que vai dar pra fazer aqui em casa e, melhor, sem custo nenhum.
A artista plática Martine Camillieri aproveitou embalagens plásticas tipo galão, para fazer lindos caminhões de vários modelos, sabem aquelas embalagens que iriam para o lixo de amaciante por exemplo, agora dá para lavar deixando-as bem limpinhas e criar o modelo de carrinho que a imaginação mandar. Além de estar reciclando é diversão garantida para você e a criançada. No site da artista tem mais outras idéias criativas para aproveitar, não esqueça de visitar. Essa idéia eu e meu filhote amamos!

http://coisasquegosto.wordpress.com : Caminhões de embalagens pásticas para as crianças (Bresil)

Vi no Bocaberta e achei demais esses caminhões feitos com embalagens plásticas grandes. A autora é a artista plástica Martine Camillieri. Quero fazer com meus alunos pequenos. As rodas podem ser feitas com metades de ioiô e o eixo pode ser um lápis, tudo colado com cola quente. Depois, é só amarrar um fio e deixar as crianças puxarem. Diversão total!

Avant 2007...

Biba

"Une mine d'idées pour dîners décoincés".

Jalouse

"Bien bricolée".

Elle

"Offrez vous l'épatant Tables éphémères, bourré d'humour... de la décoration avec le contenu de nos placards".

Metro

"Concepts originaux, faciles à faire et pas chers".

Marie France

"Recycler ses prêts-à-jeter en just-do-it poétiques".

Madame Figaro

"Une jolie table, ça fait toute la différence".

Jipango

"Le charme d'une décoration à la japonaise".

Zurban

"La bible du couvert".

Cosmo

"A lire pour réaliser un buffet mode".

marieclairemaison.com

"Plein de bonnes idées à reprendre sans hésiter".

Campagne Décoration

"Boîte à malice".

Résidences Décoration

"À vous de jouer avec ce livre".

Biba

"Des tonnes d'idées inspirées, drôles et poétiques. Vivement le prochain dîner, on veut tout essayer".

Le Perche

"Des tables magiques".

Prima

"Des idées toutes simples pour inventer des décors poétiques et joyeux".

Vital

"Happening comestible".

France-3

"un livre bourré de trouvailles".

La montagne

"Du 'à faire soi-même' pas compliqué".

Marie Claire maison

"Le quotidien comme un poème... c'est beau, frais, plein d'humour et truffé de tendresse. En somme tout ce qu'on adore !".

Elle

"On se jette sur 'Jouets détournés' pour recycler en express et avec humour, les jouets délaissés".

Biba

"Des créations pleines d'humour".

Zurban

"Un recueil bourré d'idées drôles et poétiques".

Madame Figaro

"Un livre qui s'amuse à transformer nos souvenirs d'enfance en objets utiles".

marieclairemaison.com

"Le charme de détourner des jouets retrouvés dans un coin du grenier".

zazieweb

"Des conseils pas compliqués pleins d'imagination et d'humour".

Milk

"Un livre-guide indispensable".

Prima

"A découvrir avec bonheur".

Cote magazine

"La poétique du quotidien".

Et aussi...

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